Guide de remplissage Activité 5
Ce que le jury attend pour l’Activité 5 : "Installation et aide au déplacement de la personne"
Contrairement aux autres activités, la description de l'installation et du déplacement se fait dans la rubrique A..
Le jury veut vérifier ta capacité à :
- Identifier les besoins de la personne (physiques, psychiques, émotionnels).
- Adapter les techniques de mobilisation à la situation.
- Choisir le matériel de façon justifiée.
- Maintenir la sécurité de la personne et la tienne.
- Encourager l’autonomie de la personne selon ses capacités.
- Décrire au moins un contexte d’installation et un type de déplacement.
Voici un exemple complet intégrant un type de contexte d’installation et un type de déplacement pour l’activité 5 de votre Livret 2 VAE Aide-Soignant(e).
Situation : Contexte d’installation et déplacement
J’interviens dans un EHPAD auprès de Mme D., 90 ans, atteinte de la maladie d’Alzheimer modérée. Elle présente une diminution de la mobilité et a besoin d’aide pour passer du lit au fauteuil roulant après sa toilette matinale. L’objectif est de l’installer confortablement pour éviter les douleurs et favoriser son bien-être.
1. Sélection des aides pour l’installation
Pour assurer un transfert sécurisé, j’ai évalué ses capacités et limites :
Mme D. peut se tenir debout quelques secondes avec appui.
Elle a une faiblesse musculaire et une appréhension des mouvements brusques.
Elle comprend les consignes simples, mais peut oublier rapidement.
J’ai donc choisi le guidon de transfert pour l’accompagner du lit au fauteuil roulant en sollicitant sa participation tout en sécurisant le déplacement.
2. Adaptation de l’intervention
Préparation de l’environnement :
Freins du fauteuil et du lit enclenchés.
Obstacles dégagés.
Communication adaptée :
Je lui explique chaque étape pour la rassurer.
J’utilise des phrases courtes et encourageantes.
Technique de mobilisation :
Mme D. est assise au bord du lit, pieds bien à plat.
Je me place face à elle, guidon à portée de main.
Je l’aide à se lever progressivement en lui demandant de s’appuyer sur ses jambes.
Une fois debout, elle attrape le guidon, et je l’accompagne doucement jusqu’au fauteuil.
Je l’aide à s’asseoir lentement, en veillant à bien positionner son dos et ses jambes.
3. Résultat et impact
Le transfert s’est déroulé en douceur et en sécurité.
Mme D. s’est sentie rassurée et en confiance.
Son installation dans le fauteuil a permis une bonne posture et une prévention des escarres.
J’ai transmis mes observations à l’équipe soignante (kiné, IDE) pour un suivi adapté.
Pourquoi ce modèle fonctionne ?
✅ Un contexte précis → EHPAD, transfert lit → fauteuil.
✅ Un choix justifié → Guidon de transfert selon les capacités de la résidente.
✅ Une description détaillée → Sécurité, confort, accompagnement verbal.
? Besoin d’adapter cet exemple à votre propre expérience ? N’hésitez pas à me donner des détails, je vous aiderai à reformuler ! ?
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Très bon exemple
Colonne A
Dans votre expérience, décrivez une situation où vous avez installé et aidé au déplacement de la personne à partir de ses ressources et des techniques de mobilisation.
Au moins un type de contexte d’installation et un type de déplacements sont attendus (Pour l’activité 5)
• L’installation au fauteuil (transfert lit - fauteuil) à l’aide de la potence.
La potence est un accessoire du lit qui permet de faciliter les soins et les transferts réalisés par l’aide-soignante, elle permet
aussi à la résidente de se mobiliser en autonomie dans le lit.
Il est important de lever le résident pour son bien-être physique et moral, pour renforcer son estime de soi, sa dignité tout en développant son bien-être ; pour éviter les problèmes de circulation sanguine, l’affaiblissement musculaire qui peut s’aggraver et causer des escarres.
En fauteuil, le résident peut plus facilement échanger avec son entourage.
Colonne B
Comment avez-vous sélectionné les aides à apporter pour l’installation de la personne ?
Mme F est âgée de 90 ans, elle est rentrée en EHPAD depuis novembre 2013, elle est semi- dépendante. Elle peut maintenir son tronc droit et marche avec un aide. Sa mensuration est de 60 kg pour 1,63 mètre. Mme F se déplace en fauteuil roulant.
Elle a deux enfants (un garçon et une fille) qui lui rendent visite selon leur disponibilité.
Je signale ma présence, je salue, je me présente. Je lui explique le déroulement de l’installation au fauteuil roulant.
Je prépare le matériel (les chaussons). Mme F s’exprime bien, elle est en mesure de verbaliser son état. Si Mme F se plaint de fatigue ou de douleur,
je prends ses constantes (faire la prise des paramètres vitaux) la pression artérielle, la température, la fréquence respiratoire, le rythme cardiaque)
C’est très important car si Mme F présente un signe de fatigue et/ou de douleur, j’informe immédiatement l’infirmière de service et je m’adapte selon le degré de fatigue et/ou de douleur. Je communique avec Mme F pendant son transfert pour détourner son attention afin que le transfert se passe le mieux possible.
J’avance le fauteuil parallèle et à proximité du lit face à Mme F pour que le transfert soit fluide.
Je mets les freins, j'enlève les cales (repose pieds). Je regarde s’il n’y a pas d’obstacle entre le fauteuil et le lit pour sa sécurité et la mienne. Pendant que nous discutons, je la préviens des étapes à venir. Mme F ayant un lit médicalisé, je monte le lit à la hauteur de ma taille pour éviter d’avoir mal au dos. Mme F est allongée en position décubitus dorsal dans son lit, je l'aide à se mettre en position décubitus droit en faisant un roulement latéral sur le côté droit et en lui demandant de plier sa jambe gauche, de poser sa main (gauche) de l’autre côté opposée (droit) sur le lit en regardant vers moi. Je place ma main gauche sous son épaule droite au niveau de son omoplate et ma main droite sous ses genoux pour la redresser en position assise.
Tout en gardant mon corps et mon dos bien droits, les pieds écartés à la largeur de mon bassin, je plis mes genoux et
j’aide Mme F à se redresser je compte 1,2, et 3. A 3 j’impulse un mouvement de rotation afin qu’elle soit en position assise sur le lit. Tout en étant devant Mme F, je lui remets la potence qui la met en confiance. Je baisse la hauteur du lit, je demande à Mme F de s’avancer au bord du lit pour qu’elle ait les pieds à plat sur le sol, ce qui lui permettra d’être équilibrée. Je m’assure que Mme F est dans un bon état physique (vertige...) Mme F étant rassurée, je m’agenouille pour lui mettre ses chaussures afin d’éviter une éventuelle chute et réaliser le transfert en toute sécurité.
Je vérifie la position du fauteuil avant de continuer, je m’assure que le fauteuil est en face de Mme F et positionné le plus près possible de Mme F et du lit. Je m’assure que les freins sont bien mis.
Je demande à Mme F de laisser la potence, moi je l’accroche sur la barre pour dégager la potence du champ de transfert afin d’éviter de faire mal à Mme F.
Je me place devant Mme F, je lui demande d’enrouler ses bras autour de ma taille et moi, je place mes bras légèrement enroulés autour de son torse au niveau de ses omoplates. Je place mon pied dominant devant ses chaussures afin d'empêcher Mme F de glisser du lit pendant le transfert.
Je demande à Mme F de pousser sur ses jambes et de maintenir une position semi- debout. Je la pivote, du lit vers le fauteuil. Je me sers de mon corps pour exercer un contre poids pour la stabiliser (mes jambes sont semi-fléchies, mon dos droit, les bras tendus et mes genoux au niveau de ses genoux pour les bloquer et éviter qu’elle flanche). Une fois mobilisée, je lui demande de reculer ce qui lui
Colonne A
• L’aide aux DÉPLACEMENT avec une canne (Chambre - salle de Kiné)
L’utilisation d’une aide à la marche permet d'équilibrer et de rassurer la personne. Et dans certains cas contribuer à maintenir son autonomie. La canne permet de pallier un sentiment d'insécurité lors de la marche.
La canne de marche se tient latéralement du côté de la jambe invalide lors de la marche.
Une personne fatiguée ou âgée a besoin d’une aide à la marche. Le principe est d’éviter la chute et ne pas se faire mal. La chute d’une personne âgée résulte souvent en une facture d'un ou de
plusieurs os. La canne de marche réduit sensiblement le risque de chute et elle offre une plus grande mobilité en toute sécurité.
La personne peut s’aider du matériel : Déambulateur, Cannes Anglaise (appui sur l’avant-bras et la main) ou axillaire (appui creux axillaire). Il existe des cannes simples avec le poignet
en forme “T”, rectiligne, recourbé permettra d'être en sécurité au fond de son fauteuil et je l’accompagne jusqu’à ce que sa jambe touche le fauteuil. Je fléchis mes genoux en gardant mon dos bien droit, je lui demande de placer ses mains sur les accoudoirs (ce qui la rassure), toujours mes mains au niveau de ses omoplates, je lui demande de s'asseoir dans le fauteuil tout en l’accompagnant.
Mme F étant assise, je m’abaisse en fléchissant les genoux, je remets les cales pieds et je lui demande de poser ses pieds sur les repose-pieds.
Une fois le transfère fini, je demande à Mme F si elle est bien installée. Elle me répond oui. Étant en sécurité et bien installée dans son fauteuil, j'enlève les freins car Mme F peut se déplacer toute seule en sécurité. en arc, des cannes tripodes et quadripodes c’est-à-dire 3 à 4 pieds qui augmentent la base d’appui au sol, et améliore ainsi la stabilité.
Colonne B
Contexte de déplacement
Mme D est âgée de 91 ans. Elle est rentrée en EHPAD en 2022.
Elle a 3 enfants. Elle pèse 80 kg et mesure 1m65. Elle est semi- dépendante, elle a des troubles cognitifs modérés (perte de mémoire) dû à l’affaiblissement naturel des facultés physiques et
psychiques liées à son âge. Mme D porte les lunettes, les appareils auditifs, Mme D a des douleurs à son genou droit (début d'arthrose), elle se déplace avec une canne simple en poignée en
(T) qui lui permet de maintenir l’équilibre.
Mme D a sa chambre au 1er étage. Elle a ses meubles personnels.
À 09h30, je vais chercher Mme D prête dans sa chambre et qui attend qu’un(e) soignant(e) vienne l’accompagner en salle de kiné. Je vérifie le long du trajet s’il y a d'éventuels obstacles, je dégage tout obstacle pouvant occasionner une chute. Je tape à la porte, je rentre, je me présente. Je lui rappelle qu’elle a kiné et que je suis là pour l’accompagner en salle de kiné. Certains jours
Mme D a déjà sa canne, d’autrefois non et dans ce cas je lui demande où se trouve sa canne afin de faire travailler sa mémoire. Je vérifie ses chaussures, je lui dis de prendre sa canne. Je la rassure en passant ma main au niveau de son omoplate pour la stimuler et je l’accompagne. En sortant de la chambre, je ferme la porte.
Mme D tient sa canne du côté droit avec sa main droite ce qui lui permet d’avoir le bras droit et les épaules à la même hauteur pour faciliter la marche en déplaçant la canne et la jambe faible en même temps pour coordonner les deux mouvements. Je me mets du côté gauche pour éviter de prendre la canne dans les jambes (et faire une chute toutes les deux). Je mets ma main
droite sur son dos pour la rassurer et en même temps nous échangeons tout le long du parcours jusqu’à la salle kiné. Et, je passe la main au kinéthérapeute en confiant Mme D au kiné pour qu’elle puisse avoir sa séance.
Comment avez-vous adapté votre intervention aux particularités et aux ressources de la personne ?
J’ai adapté mon intervention aux particularités et aux ressources de la personne selon sa pathologie, et sa capacité à appréhender le soin apporté.
Date de dernière mise à jour : 02/04/2025
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